Réunion du 14 octobre 2010 (Soirée découverte)

SOIRÉE DÉCOUVERTE

Compte rendu de la soirée du 14 octobre 2010

Il y a 26 participants.

La présidente, Suzanne Krakowiak, ouvre la séance à 20h12 et rappelle l’histoire et les objectifs du GPS. Elle donne la parole à J. Roinat et P. Dubois, qui présentent la visite guidée de Biviers et Saint-Ismier (projection de photos et d’un film).

[début de la projection]
Le patrimoine historique (notamment les propriétés anciennes) est menacé alors que son attrait paysager et écologique est important. Les aménagements récents (poteaux, lampadaires) abîment le paysage. Le patrimoine rural précieux est mal exploité et le mobilier installé ne le respecte pas.

On a laissé construire des maisons aux styles hétéroclites alors qu’on pourrait s’inspirer du style traditionnel sans sacrifier le confort. Les végétaux des clôtures sont mal choisis. On pourrait s’inspirer de l’habitat ancien pour les nouvelles constructions (exemple à Biviers, où la place de la mairie est mal aménagée).

Les torrents sont des coulées de verdure également mal respectées et mal exploitées, surtout à Saint-Ismier (avec en plus un danger d’inondation pour des maisons trop proches des torrents).

Les agriculteurs doivent être soutenus (avec de fortes réserves sur le maïs, peu écologique). Il y a un potentiel non exploité de cultures fruitières et légumières.

La construction d’un gros centre commercial à Biviers abîme le paysage.

Biviers a par ailleurs été relativement préservé, notamment en raison de la pente (pas de terrains plats).

Le film montre l’aménagement hétéroclite et mal pensé de la RD 1090 (route et abords), qui pourrait être un axe structurant de la commune.
Les lotissements récents ne sont pas bien maîtrisés (styles disparates, mauvaise adéquation au terrain) contrairement par exemple à la Fontaine Amélie.
Les immeubles récents ont un aménagement de base minimal (peu de considération pour les piétons et les jeunes enfants, masquage de l’ensoleillement, notamment).
Travaux en cours : la zone industrielle Isiparc, la nouvelle gendarmerie réduisent encore l’espace rural. La zone des gens du voyage, sous la déchetterie, est réduite à la portion congrue, sans espaces verts.
[fin de la projection]

Suzanne explique ce que le GPS attend de cette soirée, dont c’est la 3ème édition. Elle rappelle l’histoire de la création de l’antenne de Biviers (qui a pris un an) et insiste sur l’intérêt de l’intercommunalité, sans en minimiser les risques.

Après un tour de table qui montre une forte présence de Biviérois, Suzanne donne la parole à une représentante de Biviers (B. Gorsse), qui expose le point de vue de Biviers sur cette création. L’antenne GPS de Biviers veut être force de proposition vis-à-vis de la mairie de Biviers, tout en participant aux actions communes du GPS (exemple de la visite de Meirieu). La présidente du GPS doit rencontrer le maire de Biviers pour préciser la position de l’antenne.

Cl. Fages réagit sur la projection :
1) comment agir, à partir du constat qui est fait ?
2) comment vivre ensemble (intégration de logements sociaux) ?
3) l’habitat doit prendre en compte le vieillissement (plutôt que de construire de nouvelles maisons de retraite).

M. Guérin se félicite de la prise en compte globale de l’aménagement de Biviers et Saint-Ismier. Il y a un gros travail à faire en matière d’urbanisme (prévision globale de l’aménagement du cadre de vie), face à la croissance prévisible de la population. En particulier, réfléchir à la zone "sous D 1090" jusqu’à l’Isère. Il insiste aussi sur l’action nécessaire vis-à-vis des communes. Comment peser sur elles sans être partenaire institutionnel, sachant par ailleurs que les décisions sont prises par un très petit nombre de personnes en place ? Peut-être via les "Associations Locales d’Usagers" (articles R121.5 et L121.5 du code d’urbanisme), qui, après trois ans, peuvent être agréées auprès des communes ou communautés de communes, avec voix consultative.

Cette possibilité paraît intéressante et M. Guérin essaiera de prendre contact avec une association de ce type.

P. Bédague dit que la question de l’habitat des personnes âgées a été évoquée à Biviers. Ce pourrait être une question à soulever par le GPS dans le cadre du PLU.

Une discussion s’engage sur le thème du mélange des générations. Des classes ferment à Saint-Ismier (mais ouvrent à Biviers, où il existe des maisons un peu moins chères dans certains quartiers). Les expériences d’habitat groupé paraissent intéressantes car elles peuvent permettre une mixité générationnelle et sociale, difficile à réaliser ici étant donné le prix des terrains...

Cl. Fages estime que, même si nos moyens d’action sont limités, les idées mises en avant par l’AMI puis par le GPS finissent par être reprises (voire récupérées) par les communes ; par exemple il y a eu une avancée pour les logements sociaux.

Suzanne passe la parole au secrétaire du GPS, J.-P. Marangone, pour un bilan global de l’activité. Les moyens d’action (limités) sont
1) la Gazette (qui succède à la lettre de l’AMI). Le n° 3 est en préparation et sera distribué dans les deux communes.
2) le site Internet (6000 visites depuis la création, 25 consultations par jour).

Dans le cadre municipal, les actions se situent d’abord via les élus de l’opposition de gauche. Puis dans le bulletin d’information municipal (le Lien). Également dans la participation aux enquêtes publiques et aux ateliers de préparation au PLU. Vis-à-vis des citoyens, le GPS mène des actions d’information (Casino, marché de Saint-Ismier, bientôt Biviers). Actions d’information sur l’urbanisme, soutien à une action en justice (Charvinières). Les films et photos présentés ont été utilisés dans les ateliers de préparation du PLU.

Sur le plan intercommunal, le GPS a organisé des débats sur des questions d’actualité : adolescence, collectivités locales, visite d’Athanor, soirée conviviale autour d’associations humanitaires, visite de Philippe Meirieu. Des membres du GPS (P. Dubois et J.-P. Marangone) participent aux discussions préalables sur le SCOT. Pour les transports, le GPS a 2 représentants à l’ADTC. Il est également présent au Tram 5 et au collectif 6020. Il y a un rapprochement en cours avec le Réseau citoyen Grésivaudan (P. Dubois). Deux membres du GPS participent enfin au Conseil de développement du "pays", devenu celui de la communauté de communes. L’impact dans cette dernière structure est encore peu mesurable vu sa complexité et sa lourdeur.

Suzanne invite l’assemblée à s’exprimer sur la question : Quelles orientations et quels moyens d’action pour l’année qui vient ? Exemple : projet axé sur la solidarité (travail avec les associations, sensibilisation des enfants). Autre exemple : l’urbanisme.

M.-Cl. Jacquier soulève la question d’une formation juridique, pour être mieux armés pour mener des actions et se défendre dans les litiges. Des formations existent mais sont réservées aux élus. M. Guérin signale l’existence d’associations qui proposent de telles formations. Cl. Rebotier soulève la question des activités culturelles : exemple de trois pièces à La Rampe sur le thème de l’immigration, qui pourraient être accompagnées par le GPS et donner lieu à un travail de sensibilisation. Le GPS pourrait aussi agir, au moins via l’information, sur la situation des gens du voyage ; voir l’article de J. Buisson sur l’emplacement près de la déchetterie. Sur ce dernier point, M. Guérin indique des réserves de la part du commissaire-enquêteur (dont l’avis n’est pas exécutoire). Néanmoins il est très difficile d’agir sans l’assistance d’un avocat (exemple de Charvinières cité par M.-N. Vial).

Quelques axes de travail semblent se dégager : l’importance du travail sur l’urbanisme, et dans le domaine social. Pour être plus efficaces il y a aussi un besoin de formation.
Il est convenu de continuer à réfléchir et à échanger sur ces sujet.

Suzanne remercie les participants et clôt la séance à 22h10. La réunion est suivie d’un pot amical.

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